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Climat

 

Le climat est de type océanique, caractérisé par la fréquence assez élevée des précipitations, la faiblesse des amplitudes saisonnières et la douceur des températures.


Les précipitations sont comprises entre 700 et 800 mm. Voir ci-contre. Ce volume de précipitations est assez bien réparti sur l’ensemble de l’année ; on observe toutefois un maximum à l’automne (novembre – décembre) et un minimum l’été (août).

Tempêtes: un aléa difficilement prévisible

Une tempête naît de l’évolution d’une perturbation atmosphérique ou dépression, où se confrontent deux masses d’air aux caractéristiques bien distinctes (température, humidité...). Cette confrontation engendre un gradient de pression très élevé, à l’origine de vents violents et le plus souvent de précipitations intenses (pluies...).
On parle de tempêtes lorsque les vents dépassent 89 km/h (Cf. échelle de Beaufort).
Echelle de Beaufort (source Météomaxx)
A ces tempêtes " classiques ", il convient d’ajouter les tornades, phénomènes tempétueux isolés ou issus de perturbations de plus grande échelle. Elles sont particulièrement dévastatrices en dépit de leur caractère ponctuel dans le temps et dans l’espace. Plusieurs d’entre elles touchent chaque année l’Europe, avec un lourd bilan humain et financier.

Ce genre d'évènement est fréquent en Basse-Normandie comme l’ensemble du Nord de l’Europe.
Certaines zones comme le littoral sont particulièrement soumises aux vents violents, mais le risque n’épargne pas pour autant les autres parties du territoire.

Vigilance et précautions
Seules les prévisions météorologiques permettent d’anticiper le risque et de prendre des mesures de précaution : rentrer tous les objets ou animaux susceptibles d’être emportés, fermer portes, fenêtres, s’éloigner du bord de mer... Météo-France réactualise en ligne, 2 fois par jour, une carte de vigilance pour informer les Français et les pouvoirs publics sur les phénomènes météorologiques dangereux prévisibles sous 24 heures. Chaque département est ainsi coloré en vert, jaune, orange ou rouge selon la situation météorologique et le niveau de vigilance nécessaire. L’orange correspond aux phénomènes dangereux de forte intensité ; le rouge aux phénomènes d’intensité exceptionnelle. La légende précise le type de phénomène prévu : vent violent, fortes précipitations, orages, neige/verglas, avalanches, canicules et est accompagnée d’un bulletin de suivi (conséquences possibles, conseils de comportement...).

Ci-dessous, une tempête de NO en 2004, en bord de mer:

Le dernier événement marquant est la tempête du 26 décembre 1999 qui a affecté une grande partie de la France et dont la probabilité d’occurrence a été évaluée à 0.2% (Soit probabilité 1 fois en 500 ans?).

Le relevé de pression barométrique lors du passage à Vierville de la tempête du 26 décembre 1999



Echelle de Beaufort des effets des vents
























Température actuelle de l'eau de la mer

La grêle à Vierville ?

Une chute de grêle très exceptionnelle est survenue le 12 juin 1964.
Elle a fait l'objet d'un secours du Conseil Général pour "les petits propriétaires les plus éprouvés des cantons de Balleroy, Isigny et Trévières", voir lettre du Préfet en date du 6 janvier 1965.
Il a été conservé de cette évènement un ardoise de la ferme du Prieuré à St-Laurent, percée d'un trou de 60x50 mm. Des grêlons de cette taille ont parfois été conservés quelques mois dans des congélateurs domestiques.
            Photo

La neige à Vierville ?
Cela arrive, mais certaines années y échappent. Elle dure rarement logtemps.Voici 2 cas, janvier 1940 et le 1er janvier 1997, mais ce sont loin d'être des exceptions.
Un climat habituellement doux n'empêche pas des épisodes neigeux de plusieurs jours toutes les quelques années.

Et voici un cas très récent, le 3 décembre 2010, il est tombé 60 cm de neige au bord de la mer, du jamais vu de mémoire d'homme à Vierville
. Heureusement cela n'a pas duré, le redoux s'est manifesté dès le 4 décembre.


Et voici un cas plus ancien, mais qui a duré plusieurs semaines en janvier 1940, et qui je crois n'a plus été revu.
Et qui sait pour l'an prochain? avec ce que l'on nous annonce du réchauffement climatique...

Voici ce qu'écrivait ma grand mère (Marguerite Hausermann au château de Vierville) le 9 janvier 1940 (extraits):

…. Nous avons eu froid et cela a déchaîné une catastrophe dans le grenier, où le tuyau d’eau a crevé, inondant la chambre de l’Evêque et le petit salon en dessous.

Puis le mercredi 17 janvier 1940

"J’ai bien peur que cette lettre ne parte pas ce soir pour Paris,… nous nous sommes réveillés ce matin dans un paysage de neige, on n’aperçoit plus le dessus des pelouses, c’est te dire s’il y en a.…….. je vois ici tous les parisiens restés pour l’hiver chaudement vêtus de lainages, presque toutes les femmes avec le pantalon de pyjama ou de skis serrés à la cheville sur d’énormes souliers aux fortes semelles, sur la tête un petit capuchon de laine ou de toile cirée selon le temps. J’en ai fabriqués plusieurs de ceux-ci à de vieilles bonnes femmes de notre village qui sont ravies d’avoir chaud à la tête."

puis le 23 janvier 1940

... nous sommes à peu près bloqués par la neige depuis que je vous ai écrit la semaine passée. Le courrier arrive quand il peut et part de même, les cars sont arrêtés depuis 2 jours, on dit que la neige a près d'un m. de haut sur la route vers Bayeux, et cela ne m'étonne guère à en juger parce que nous avons par ici. Nous avons été privés d'électricité et presque acculés à la famine si nos réserves personnelles ne nous avaient permis d'alimenter notre table.... Le paysage était sinistre du côté de la mer violemment secouée par un fort vent de NE.... Pas moyen d'arracher une salade ou un poireau, et nos boutures, malgré le feu entretenu nuit et jour, ont bien failli passer un mauvais ¼ d'heure dans la serre dont on ne pouvait plus ouvrir la porte scellée par le gel....nous avons eu -9°.

.....Dans les pièces occupées, nous avons pu maintenir une température suffisante grâce aux tonnes de bois que l’on enfourne et à la salamandre qui mange mon anthracite. J’ai fait poser un poêle à bois dans la chambre de R.……

.....en pensant à nos petits soldats qui montent la garde avec -25 et -28° de froid.
C’est ce que nous accuse H.A.. qui heureusement supporte cela sans malaise. Cela ressemble tout à fait à l’hiver 1917 qui ressemblait à celui de 1870…..

….Je n’ai revu personne de chez les Parmentier qui doivent être encore plus bloqués que moi à la mer.

Et encore le 30 janvier 1940 extraits:

"… Enfin il y a 2 jours la belle( !) neige (a fui)  qui nous bloquait comme dans un trou….. Je me félicite vraiment d’avoir une salamandre dans la petite salle à manger, sans elle nous n’étalions pas. Nous regardons donc tomber la pluie avec satisfaction, vos sœurs malgré leurs 4 poêles et le fourneau n’arrivaient pas à sentir un peu de tiédeur, et la pauvre Suzon avait les doigts gonflés d’engelures.

….Par ici notre vie reprend sa marche régulière ; le courrier, le boucher, le poisson, les fournisseurs et les cars fonctionnent…… c’était un problème que de faire un menu ; nos légumes sous 30cm de neige ne paraissent pas avoir trop souffert, mais les lièvres affamés se jettent sur nos salades.

 ... J'avais envoyé un mot à Mme Godard que je savais toujours dans son ermitage - que tu sais - au milieu des bois. Elle me répond qu'ils ont dû pendant plusieurs jours se nourrir de pâtes, de pommes de terre et d'oignons dont elle avait heureusement quelques réserves ; tout va bien chez elle, y compris un de ses gendres qui n'a pas quitté le front depuis septembre."

 


La plage et la route couvertes de neige le 1er janvier 1997. Cela a duré moins de 24 heures. Dans d'autres circonstances cela a duré plusieurs semaines sur cette même route











Neige à Vierville un 1er janvier en 1997


(détails)


un grand bonhomme de neige


Enfants sous les gros flocons


(détails)

Les statistiques des vents :

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