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Relief et topographie de Vierville-sur-Mer
Risques d'éboulements et de chutes de rochers
Risques liés au gonflement/retrait des argiles
Risques sismiques

Le relief sur la commune

La majeure partie du territoire de Vierville-sur-Mer est située sur un plateau, dont les altitudes varient peu. Ce plateau est compris entre 58 mètres (en limite sud-est du territoire) et 46 mètres, le long de la RD 514. La bordure du plateau, le long des falaises est voisine de 30/35m.

La façade littorale se caractérise par la présence de deux falaises, séparée par un vallon :
- une falaise verticale et rectiligne, d’une hauteur de 30 mètres, à l’Ouest du vallon,
- une falaise morte, au relief plus doux, à l'Est du vallon.

Ce vallon est aménagé et correspond à la descente à la mer depuis le bourg de Vierville-sur-Mer.
Au pied de la falaise morte s’est créée une dépression humide littorale, dans laquelle s’est développée une urbanisation balnéaire. Certaines parcelles incluses dans cette dépression humide sont, pour parties, situées au dessous de niveau maximum de la mer (la différence maximum entre marées hautes et marées basses est supérieure à 7m50).

Une digue a été construite afin de protéger le front de mer contre les risques de submersion marine.


Extrait de la carte IGN au 1/25000


(détails) Carte IGN au 1/25000, ensemble de la commune





Carte du relief


détails Carte hydrographique du SHOM -extrait-

Risques d'éboulements et de chutes de blocs

Sous l’action de l’érosion marine et de l’érosion continentale (action du gel, lessivage de la paroi rocheuse par les eaux de pluie, infiltration des eaux de ruissellement), la falaise littorale est soumise à des mouvements de terrains (éboulements et chutes de blocs).
Le camping Omaha Beach est situé à proximité d’une zone active d'éboulements de terrain. Notamment en 1984, la falaise s'est écroulée au voisinage du camping, mais les instabilités affectant la falaise au droit du camping ne menacent pas directement les zones réservées aux campeurs.


Le secteur érodable n’a fait l’objet d’aucune ouverture à l’urbanisation

Sur l’ensemble des falaises du Bessin, et en particulier sur la commune de Vierville-sur-Mer, le sentier littoral ne présente plus une sécurité suffisante pour sa fréquentation par les piétons. Son accès a été interdit par arrêté préfectoral du 30 mars 2001. Un nouveau tracé de sentier en retrait du bord de la falaise est recherché par le Conseil Général. (projet inscrit en emplacements réservés).


Carte de 2011


Ces cartes sont peu précises et les risques parfois surestimés. Seules des études précises et coûteuses pourraient donner des renseignements valables






Carte de l'exposition aux chutes de blocs
(mise à jour 2008)





Risques de glissements de terrains


Sous l’action de l’érosion (action du gel, lessivage de la paroi rocheuse par les eaux de pluie, infiltration des eaux de ruissellement), la falaise littorale est soumise aussi à des glissements de terrains. C'est notamment le cas dans les zones marneuses ou argileuses de la falaise morte de Vierville.

Les cartes de ces zones à risques sont fournies par l'administration (DTTM)
La carte ci-contre de Vierville a été établie a une échelle insuffisante pour définir les zones à risques avec précision. Des erreurs de positionnement importantes subsistent.


Au moins une des maisons implantée dans la falaise morte littorale est sujettes à des désordres importants dus à ces glissements de terrains marneux.
On a constaté aussi de tels glissements à la limite Vierville / St-Laurent, sur le chemin qui conduisait au monument du Génie aujourd'hui déplacé.

Les risques de retrait-gonflement des argiles

Voir le site argiles.fr

L'aléa est fort dans les zones d'affleurement des marnes de Port-en-Bessin (J2a dans la carte géologique au 1/50000). Il est faible ailleurs, dans les zones de limon des Plateaux (notées LP sur la carte géologique)

La carte ci-contre a pour but de délimiter toutes les zones qui sont à priori sujettes au phénomène de retrait-gonflement et de hiérarchiser ces zones selon un degré d’aléa croissant. Les zones où l’aléa retrait-gonflement est
qualifié de fort, sont celles où la probabilité de survenance d’un sinistre sera la plus élevée et où l’int
ensité des phénomènes attendus est la plus forte. La
commune de Vierville-sur-mer fait partie d’une zone où l’aléa serait faible, excepté sur la partie sud où l’aléa est considéré comme fort.

La survenance de sinistre est possible en cas de sécheresse importante mais ces désordres ne pourraient toucher qu’une faible proportion des bâtiments (en
priorité ceux qui présentent des défauts de construction ou un contexte local défavorable, avec par exemple des arbres proches ou une hétérogénéité du sous-sol).
Cette connaissance ne conduit pas à interdire ou limiter les nouveaux projets. Toutefois, les constructeurs doivent être incités à faire une reconnaissance géotechnique sur la parcelle, réaliser des fondations appropriées, consolider les murs porteurs, désolidariser les bâtiments accolés et éviter les variations
d’humidité à proximité des bâtiments

 

 


cartes des risques en bord de mer (marnes de Port-en-Bessin, J2a)


carte des risques au sud de saint-Sever (versant sud vers le bassin du Véret, marnes de Port-en-Bessin, J2a)

Risques sismiques, zones de sismicité

Un zonage physique de la France a été élaboré, sur la base de 7600 séismes historiques et des données tectoniques pour l'application des règles parasismiques de construction.

Ce zonage n'est pas seulement une carte d'aléa sismique. Il répond également a un objectif de protection parasismique dans les limites économiques supportables pour la collectivité.

Le décret du 22 octobre 2010 détermine 5 zones de sismicité : 1 très faible --- 2 faible --- 3 modérée --- 4 moyenne --- 5 forte.

Vierville est classé en totalité dans la zone 2 de sismicité considérée comme faible.

Depuis le 1er juin 2006, les biens immobiliers concernés par ces zonages font l'objet d'une obligation d'information pour l'acheteur ou le locataire de ces biens.

Le risque sismique en Basse-Normandie

Les tremblements de terre, sont considérés comme l’un des risques naturels majeurs au niveau mondial compte tenu de leurs effets meurtriers et dévastateurs.
La Basse-Normandie n’est en aucune façon exposée à ce type de catastrophe, mais elle n’est pas néanmoins exempte de risque sismique : l’étude des archives montre en effet que depuis le IXème siècle, plus de 110 secousses sismiques différentes ont été ressenties dans la région, dont une importante en 1775 à Caen ayant entrainé des dommages non négligeables.

Depuis le 1er mai 2011 la nouvelle réglementation française en matière de gestion du risque sismique est entrée en vigueur.
Elle prévoit un nouveau zonage sismique ainsi que de nouvelles règles parasismiques pour les bâtiments.
La réglementation française a été révisée notamment pour répondre aux exigences du nouveau code européen de construction parasismique : l’Eurocode 8.
La nouvelle carte de zonage sismique (format PDF - 280.1 ko) a été élaborée en tenant compte des progrès scientifiques en sismologie.

Sur la carte ci-contre figure le nouveau zonage réglementaire de la Basse-Normandie en application du Décret n° 2010-1255 du 22 octobre 2010 portant délimitation des zones de sismicité du territoire français et sur lequel s’applique le Décret n° 2010-1254 du 22 octobre 2010 relatif à la prévention du risque sismique.
Plus qu’une cartographie de l’aléa sismicité, ce zonage répond essentiellement à un objectif de prévention vis à vis des effets d’un séisme sur la stabilité des bâtiments.

Application de règles parasismiques
La meilleure prévention contre le risque sismique est l’application de règles parasismiques lors de la construction des bâtiments. Ces règles "de bonne construction" sont rendues obligatoires depuis 1991 pour tous les bâtiments neufs dans les zones définies comme sismiques. La révision de ces règles par les décrets du 22 octobre 2010 rendent obligatoire pour certains bâtiments neufs une conception et une construction parasismique sur une grande partie des communes bas-normandes. Ces méthodes de constructions se traduisent par des surcoûts minimes, inférieurs à 5% du coût de la construction.


carte sismique (zone 2 "faible")


Séismicité de la Normandie


Carte des seismes constatés depuis 30 ans environ


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