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Urbanisme, habitat et paysages
Zonages réglementaires


(en partie réalisé d'après le dossier d'enquête PLU)

I - ANALYSE PAYSAGERE ET LA TYPOLOGIE DE L’HABITAT

II - ANALYSE DE L’ESPACE BATI


III - ZONES D'URBANISME REGLEMENTAIRES

         1 - Grande site classé d'Omaha Beach, (au titre de la loi de 1930)
         2 - Espaces remarquables définis dans le projet de PLU
         3 - Espaces naturels sensibles du Calvados
         4 - Espaces proches du rivage (loi Littoral)
         5 - Zone inconstructible de 100m (loi Littoral)
         6 - Zone inconstructible de 100m en arrière d'un ouvrage de protection (suite tempête Xynthia)
         7 - Coupures d'urbanisation définies dans projet de PLU
         8 - Zonage du Plan d'Occupation des Sols (POS) en vigueur depuis 1995
         9 - Zonage du Plan Local d'Urbanisme (PLU) mis à l'enquête en 2011

 

I - L'ANALYSE PAYSAGERE ET LA TYPOLOGIE DE L’HABITAT

Depuis 1993 la loi "Paysage" impose aux documents d'urbanisme de protéger et mettre en valeur les paysages "remarquables par leurs intérêts paysagers".
L’objectif est d'identifier les différentes composantes du paysage (naturel, rural, urbain), les hiérarchiser et à en protéger les éléments majeurs.
La loi va plus loin, permettant de protéger des paysages non plus remarquables mais des éléments structurants de nos paysages de tous les jours, on parle alors de « paysages identitaires » d’un territoire.
Une étude a donc été menée pour définir les grandes unités paysagères, leurs particularités et éléments constitutifs.

Les grandes entités paysagères de Vierville

 



La commune est partagée en 7 entités paysagères, définies sur le schéma ci contre:

En espace rural:
- en marron, les falaises verticales
- en orange, les falaise mortes
- en vert pâle, le plateau agricole ouvert sur la mer, appellé "la campagne" par les habitants locaux
- en jaune, la plaine agricole ouverte, c'est à dire dépourvue de haies
- en vert, l'espace agricole bocager, c'est à dire cloisonnée par des haies

En espace urbain:

- en bleu foncé, le village "front de mer" urbanisé
- en gris, le village "bourg" urbanisé

Il s'y ajoute
- les 4 hameaux isolés: Guerberue, route de Louvières (aux Isles), Vacqueville et Fosse-Taillis
- les 3 lieu-dits: Saint-Sever, Vaumicel, l'Ormel
- des habitats isolés
- le camping



 

 

- les falaises vives verticales (marron)

Elles sont situées en partie Nord-ouest du territoire, entre la limite communale avec Louvières et l’espace urbanisé du front de mer de Vierville-sur-Mer. Abruptes et verticales (30 m), ces falaises calcaires surplombent la mer et offrent de magnifiques vues. Elles présentent une variété de biotope qui en font leur valeur écologique et paysagère



- la falaise morte (orange)

Le front de mer s’est construit en contre-bas de cette falaise morte. A l’image d’un «trait d’union» ou encore d’un «entre-deux», le coteau s’élève et ondule entre les falaises. Élément de transition entre le plateau et le front de mer, il a permis au bâti de s’y adosser au niveau des communes de Saint-Laurent-sur-Mer et de Vierville-sur-Mer.



- le front de mer construit (bleu)

Un chapelet de maisons s’égrène au pied du coteau végétalisé de Vierville-sur-Mer qui constitue un écrin pour les constructions existantes.
Les bâtiments s’ouvrent tous sur la mer, l’implantation du bâti au sein des parcelles variant néanmoins : en coeur de parcelle pour les constructions principalement situées à l’Est du Monument National Guard ou encore en fond de parcelle et adossé au coteau pour ce qui concerne la frange Est à proximité de Saint- Laurent-sur-Mer

L’architecture balnéaire du front de mer

L’urbanisation du front de mer a débuté au début du 20ème siècle avec, notamment, le développement de lieux de villégiature. Le débarquement des forces alliées en 1944 a détruit totalement les constructions édifiées du bord de mer. L’urbanisation du début du siècle a disparu (sauf 2 villas reconstruites à l'identique) lors des destructions allemandes et alliées de 1943 et 1944,

Aujourd'hui le secteur se caractérise par une architecture de reconstruction en rupture avec l’architecture balnéaire (villas démesurées, parcelles vastes, style art-déco).
On observe ainsi une certaine hétérogénéité du bâti (forme, hauteur, aspect, matériaux, etc.). Certaines constructions jouent sur le côté monumental d’autres se faisant plus discrètes (toitures terrasses, toit de chaume,…). Les toitures à pente sont principalement en ardoises. Les constructions bien inscrites dans le paysage de par leur architecture (forme et matériaux) sont rares.
Toutefois, certaines maisons en toit terrasse ou en toit de chaume se confondent presque avec la falaise morte ou le végétal.


villa 1ère moitié du 20ème siècle, architecture normande, reconstruite à l'identique autour des murs d'avant guerre


villa d'architecte moderne

L’urbanisation s’étend sur toute la longueur du boulevard de Cauvigny, jusqu'à Saint-Laurent.
Cette urbanisation linéaire s’est faite en bordure d’une large voie de desserte, bordée de trottoirs.


villa avec toiture de chaume


ancienne baraque finlandaise de la reconstruction, récupérée et rénovée


Les habitations sont très en recul par rapport à la voie (de 10 à 80m), directement en pied de falaise.

- le plateau agricole ouvert sur la mer, appelé depuis toujours par les gens d'ici "la campagne", (vert pâle)


Le plateau agricole ouvert sur la mer, situé en partie maritime entre la falaise et la RD 514, offre un paysage caractéristique de cultures, ouvert aux vastes horizons, tendu vers le ciel et la mer. Les structures végétales y sont rares et seuls deux alignements de pins, majestueusement sculptés par le vent, marquent le site.


vu de la campagne, en second plan, l'horizon marin

- la plaine agricole ouverte, dépourvue de haies (jaune)

La plaine agricole continue ce paysage de la campagne au sud de la RD 514, présentant quelques haies bocagères à l’horizon. Les cultures sont dominantes par rapport aux herbages.

- l’espace agricole bocager, découpé par des haies (vert foncé)

L’espace est occupé principalement par les cultures, mais les herbages s'y voient encore parfois (avant la guerre, les cultures y étaient inexistantes, réservées à "la campagne").
L’arrière-pays se déploie. Plus on va vers le Sud, plus les haies bocagères structurent le territoire agricole. La mer pourtant toute proche reste imperceptible.
Les haies structurant le paysage sont arbustives avec parfois quelques arbres de haut jets. Les toitures des constructions ponctuent ça et là le paysage, insérées dans un écrin végétal

- le bourg construit (gris)

Le
bourg de Vierville-sur-Mer est un «village-rue», structuré le long de la RD 514 et de la rue du Hamel-au-Prêtre. Peu détruit à la libération en 1944 (à l'exception du carrefour central), le bourg possède des bâtis anciens d’avant guerre

Ce noyau ancien se caractérise par la présence d’un bâti implanté en alignement de voies (pignon ou façade) et sur des parcelles originellement dessinées en lanières. De nombreux murets en pierre structurent la voie. L’originalité du bourg ancien est la présence des venelles en impasse, de cours et de courettes. Ces dernières participent à la « respiration » du noyau urbain et forment des espaces publics (terrain de jeux pour les enfants…).
De type R+1+combles, les constructions anciennes sont en calcaires avec principalement des toitures en ardoises. Certaines annexes sont composées de toitures en tuiles. Ce bâti ancien est majoritairement réhabilité.

Le bourg de Vierville-sur-Mer possède un patrimoine de reconstruction et surtout d'extension qui contraste avec le bâti ancien.
Le développement de l’urbanisation s’est fait sous forme d’habitat individuel (pavillon), isolé ou en lotissement (nord du bourg, rue des ecoles et rue du Mont-Olive).

Implantés en retrait de l’alignement, souvent en milieu de parcelle, ces pavillons contrastent avec le bâti ancien.
Les toitures sont mixtes, soit en ardoises soit en tuiles.

Les espaces publics (places, rues) sont minéraux. Les bâtiments publics, reconstruits, sont en pierre apparente, recouverts de tuiles





(détails)Rue Pavée, remarquer les anciennes murettes de clôtures devant les façades

(détails)




Au centre gauche, la rue Pavée, ancienne
En haut et à droite, le quartier neuf des rues des Ecoles et du montOlive


Quartier neuf de la rue des Ecoles


Mairie et poste, reconstruites en 1955


L'école reconstruite en 1955, c'est aujourd'hui le centre de loisirs intercommunal


pavillon récent, rue du Hamel-au-Prêtre


II - L'ANALYSE DE L’ESPACE BATI

Définition des différentes entités bâties, en application de la loi Littoral du 3 janvier 1986

Les termes "agglomérartion", "village", "hameau", "hameau nouveau intégré à l'environnement" sont des notions définies par la loi "Littoral' et ses documents d'application. L'application de cette loi dans le PLU de Vierville conduit a rappeler ces définitions, car une commune comme Vierville est composée d’un ou de plusieurs villages et de plusieurs hameaux.

Le Code de l'Urbanisme précise que « l’extension de l’urbanisation doit se réaliser soit en continuité avec les agglomérations et villages existants, soit en hameaux nouveaux intégrés à l’environnement »

La définition des termes de «hameau», «village», «agglomération» et de «hameau nouveau intégré», conduit à une
répartition des espaces bâtis sur la commune de Vierville-sur-Mer qui distingue au sens de la Loi Littoral, 2 villages (le bourg et le front de mer), 4 hameaux, des lieu-dits et des habitation isolées.

Définition des termes

- le "village" est plus important que le hameau. Il contient ou a contenu dans le passé des équipements ou lieux collectifs administratifs, cultuels ou commerciaux, même si, dans certains cas, ces équipements ne sont plus nécessaires
- le "hameau" est un petit groupe d’habitations - une dizaine ou une quinzaine de constructions au maximum -, pouvant comprendre également d’autres constructions, isolé ou distinct du bourg ou du village. Dans les hameaux existants, le PLU autorise l’édification de quelques constructions, à l’intérieur ou à la frange du hameau, à condition que l’implantation de ces constructions ne remette pas en cause la taille relativement modeste du hameau.
- l'"agglomération" vise toutes les urbanisations d’une taille supérieure ou de nature différente.
- le "hameau nouveau intégré à l’environnement" rassemble des constructions regroupées, à usage d’habitations, d’activités ou de services. Il pourra être construit, soit dans un site vierge, soit en continuïté avec une ou plusieurs constructions existantes, tout en veillant à sa bonne insertion. Vierville ne prévoit pas de tels groupements dans son PLU.
- On trouve aussi dans la commune de Vierville des "lieu-dits" construits et des "habitations isolées" des hameaux, villages, agglomérations.


Répartition des villages, hameaux et lieu-dits à Vierville.
Il n'y a pas d'agglomérations, ni de hameaux nouveaux

Les 2 "villages" de Vierville, le bourg et le front de mer

La commune étant touristique, il y a peu de commerces ouverts à l'année (une épicerie-boucherie-boulangerie et un mini marché le lundi), la plupart sont ouverts uniquement en saison touristique. Les habitants de la commune vont à Trévières ou à Bayeux pour faire leurs courses. Il n’y a pas de projet actuellement d’étoffement du tissu commercial. Toutefois, pourraient rouvrir (tout au moins durant la saison touristique) un débit de boisson dans le bourg et une crêperie à la mer.

Le bourg de Vierville-sur-Mer est un "village" qui se structure principalement autour de la RD 514 (axe Est- Ouest).
Il se caractérise à l'Est par un tissu urbain ancien, plutôt dense, (rue Pavée et rue du Hamel-au-Prêtre) qui a été assez commerçant par le passé, avec des bâtiments publics (mairie, école, poste, détruits en 1944, reconstruits vers 1955) et des maisons modernes construites depuis les années 1960 dans des extensions au nord du bourg (nouvelles rues des Ecoles et du Mont-Olive).

Mais le bourg comprend un autre pôle à l'Ouest, relié par le château de Vierville (17ème s.) et ses anciens communs, pôle comprenant plusieurs anciens corps de ferme (fermes de Normanville, de Crespigny, ex-Dubois, ex-Lapersonne, et le musée D-DAY OMAHA.
,
Les services et équipements publics (mairie, poste communale, bibliothèque dans la mairie, centre intercommunal de loisirs, etc.) sont localisés dans le bourg, sauf la salle des fêtes
.
Il est à noter que les locaux de la mairie ne sont pas adaptés pour accueillir des personnes handicapées.
La commune ne dispose plus d’école. Les enfants sont scolarisés dans les villes voisines, principalement Trévières et Bayeux

Le village "bourg" avec ses 2 blocs reliés par le château.

La RD 514 qui traverse le bourg d’Est en Ouest fait office de rue principale. La majorité des rues du bourg disposent de trottoirs, permettant aux piétons de se déplacer en sécurité.
Ces liaisons piétonnes permettent de relier les différents équipements et commerces du bourg.

L’aménagement prochain d’un sentier bordant le littoral, aménagé par le Conseil Général, va compléter le réseau de liaisons douces existant dans le village, notamment dans sa partie Ouest.


le bourg étendu récent


le bourg ancien

Le front de mer est un village balnéaire allongé, de moins de 100 bâtiments, hôtels, restaurants et villas
L’urbanisation du front de mer a débuté au début du siècle avec, notamment, le développement du transport ferroviaire. Vierville-sur-Mer est devenu un lieu de villégiature.
Le débarquement des forces alliées en 1944 a conduit à la destruction totale des constructions édifiées en bord de mer.
Aujourd'hui le secteur se caractérise par une architecture de la reconstruction et des extensions en rupture avec l’architecture balnéaire d'avant guerre (villas démesurées, parcelles vastes, style art déco ou normand).
On observe maintenant une grande hétérogénéité du bâti (forme, hauteur, aspect, matériaux, etc.).
L’urbanisation s’étend maintenant sur toute la plage et jusqu'à à la limite communale avec Saint-Laurent-sur-Mer (environ 60 à 65 maisons en front de mer aujourd'hui alors qu'avant guerre, les villas étaient moins nombreuses - 30 à 35 - et laissaient de grands espaces non bâtis.
Des commerces sont installés dans le bas du vallon, près des monuments commémoratifs.
Une salle des fêtes communale est en front de mer
Un poste de secours mobile ouvre en saison devant la mer.

Le village "front de mer" est desservi par la RD517 (le boulevard de Cauvigny en direction de Saint-Laurent-sur-Mer) et la nouvelle avenue de Bedford qui le relie au bourg avec l'ancienne rue de la mer devenue à vocation à la fois piétonne et desserte locale de maisons.
Les zones de parking vont y être réaménagées (projet de la Communauté de Communes, compétente pour la voirie). On trouve 75 à 80 % de résidences secondaires dans ce secteur qui s'anime surtout en période estivale.




Le début du boulevard de Cauvigny, à l'Ouest

 


La partie centrale du boulevard

 

 


Les 4 hameaux identifiés de Vierville


Hormis celui de Guerberue (le seul en extension récente), les hameaux de la commune se caractérisent par la présence dominante de bâtis anciens. Ils sont le long de voies publiques et comprennent 7 à 10 foyers environ.
Les hameaux vivent en lien avec le bourg et les services de proximité tout au long de l’année.

Le hameau de Guerberue se situe au sud du bourg dont il est séparé par une coupure verte (bois du château et du manoir de Than) . Ce secteur est composé en majorité de constructions contemporaines (années 1960 – années 2000). Mais il existait déjà dans les siècles passés, avec notamment l'école au 18ème siècle.
Un lotissement d'une dizaine de maisons y a été autorisé et l'ensemble se complète depuis quelques années, conduisant à un hameau d'une quarantainne de maisons récentes, résidences principales ou secondaires. Le tissu urbain reste lâche, structuré le long de petites rues étroites, innaccessibles aux cars.


Hameau de Guerberue, ancien hameau attesté en 1694 (voir ci-dessous)

Guerberue aujourd'hui
Un acte du 14 juin 1694, montre le curé Le Monnier achetant à René du Jardin, une ".....terre et maison sise au hamel de Guesberne, (Guerberue aujourd'hui) bornées par les représentants de Marin de Tour, la rue Bertin (la Chasse Bertin aujourd'hui), le chemin allant de l'église à la Croix-Mitard..."Un second acte le 3 septembre 1694 prescrit "....De plus (le curé Nicolas Le Monnier) a donné et osmoné à l'un des prestres obitiers lequel sera tenu de faire l'école et d'instruire les enfants de la dite paroisse, et à leur défaut à une autre personne qui sera jugée capable d'instruire la jeunesse et nommée par le donateur et ses successeurs ......l'usufruit d'une terre fermée de hayes à vive plante sur laquelle il y a cuisine, cellier, étable et appentis et autres aménagements achetés de René Du Jardin..."
Le hameau de la route de Louvières (aux Isles)

Il s'est développé autour d'une ancienne ferme, dite ferme Laronche, et le long d'un très ancien chemin allant de l'église au Nord (fondée au 11ème s.) au château de Saint Sever (18ème s.), en passant par le carrefour de la Croix-Mitard. Ce carrefour important conduisait à Formigny au Sud-Est et à Louvières à l'Est.

Ce chemin passait aussi au voisinage de divers lieux-dits importants et anciens, du Nord au Sud, le manoir de Than (18ème s.), le Vaumicel (16ème s.), l'Ormel (fin 16ème s.), la ferme et le château (18ème s.) des Isles.

Hameau de la route de Louvières, au voisinage du lieu-dit appelé Les Isles

Route de Louvières,
au fond l'ancienne ferme Laronche, à gauche des maisons modernes résidences principales construites avec des jardins.

Le hameau de Vacqueville

Le hameau de Vacqueville est formé de constructions implantées au Sud de la petite route de Vacqueville, autour d'une ancienne grande ferme, dite de Vacqueville.

Le bâti ancien vient directement s'implanter le long de la voie (pignon ou murs d'enceinte) avec une orientation NO/SE.

Une maison récente du hameau (année 70) est implantée quant à elle au fond d'une cour.


Hameau de Vacqueville

Vacqueville
Le hameau de Fosses-Taillis
(sur la route de Saint-Laurent juste avant l'entrée dans le bourg de Saint-Laurent)


On y trouve quelques résidences principales et secondaires avec notamment les bâtiments de 2 anciennes fermes (ferme Olard et ferme Porée) transformées en résidences

Un commerce de matériel miltaire de récupération s'y est installé en 2009.

Hameau de Fosses-Taillis,

Fosses Taillis, hameau construit autour de 2 anciennes fermes

Par ailleurs, on recense de l’habitat dispersé sur le territoire communal qui ne correspond ni à l’appellation hameau ni à l’appellation village au sens de la Loi Littoral. Il s’agit principalement d'anciens corps de ferme, d'habitat dispersé, et du camping.

L'origine de ce modèle d'habitat dispersé est certainement la possibilité, lorsque les premières installations humaines ont été créées il y a bien longtemps, de les installer au plus près des champs à cultiver, l'eau étant toujours disponible à très faible profondeur.

A Vierville, on peut noter par exemple le grand quartier Sud (hors village) qui contient, avec les hameaux (Guerberue, les Isles, Vacqueville), le château du Vaumicel, le manoir de Than, la ferme de l'Ormel, le château de Saint-Sever, la ferme des Isles, sans compter quelques habitations plus ou moins isolées.
C'est un secteur mixte composé d’un bâti à la fois ancien et récent. Le bâti ancien de très grande qualité s’inscrit dans un écrin de végétation qui l’intègre dans le paysage. Ce quartier est sans relation visuelle avec le bourg. Seul le clocher de l’église est un point d’appel dans le paysage.

III - LE PATRIMOINE HISTORIQUE ET PAYSAGER

1 - Les monuments historiques classés protégés par des périmètres

Les monuments sont indissociables de l'espace qui les entoure : toute modification sur celui-ci rejaillit sur la perception et donc la conservation de ceux-là. Aussi la loi impose, par un classement et une servitude, un droit de regard de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) sur toute modification envisagée à l'intérieur d'un périmètre de protection de 500 mètres de rayon autour des monuments historiques.
La notion de "co-visibilité" avec le monument est ici déterminante, il s'agit de savoir si le terrain d'assiette du projet et le monument sont soit visibles l'un depuis l'autre, soit visibles ensemble d'un point quelconque. S'il y a "co-visibilité", l'ABF a le droit de donner un avis conforme et contraignant. Dans le cas contraire, son avis est dit simple et n'est pas contraignant.

Ci-contre le plan des servitudes autour des ouvrages classés à Vierville, du N au Sud,
- le clocher de l'église (1er oct 1913),
- le château du Vaumicel (15 juin 1927),
- le clocher de Louvières (classé dès 1840) dont une partie du périmètre déborde sur le territoire de Vierville.





 


Les 3 périmètres protégés


Le Vaumicel, monument historique, un château 16ème s., protégé par une ancienne enceinte du Moyen Age

"Depuis le lointain, le château du Vaumicel fait figure d’enceinte impénétrable.
Les bâtiments agricoles au premier plan forme une ligne d’enceinte qui laisse percevoir le château situé en arrière plan (orienté NO/SE avec une très légère inclinaison).
Des haies chétives cadrent l’ensemble et quelques ponctuations d’arbres viennent asseoir le bâti.
Depuis le chemin du Vaumicel on aborde le château qui se laisse dévoiler en certains endroits. Une partie du parc, ainsi que les enherbements au pied des murs ou bien encore les ruines, participent ainsi à l’agrément de l’espace public".
(extrait dossier d'enquête du PLU)


(détails) L'église de Vierville, avec un clocher monument historique

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L'église de Louvières et son clocher protégé



2 - Le patrimoine historique de 1944, non protégé au titre des monuments historiques

Les lieux liés à l’Histoire présentent un intérêt variable, la qualité des lieux (par exemple, pouvoir émotionnel et d’évocation des événements du 6 juin 1944) et leur facilité d’accès constituant deux facteurs déterminant pour la fréquentation du site. A partir de ces critères, on distingue tout un gradient de fréquentation touristique des lieux, allant de l’arrêt “minute” (le monument de la Garde Nationale), voire à l’arrêt “seconde” (la stèle commémorative du 1er cimetière américain).
On distingue deux types de monuments se répartissent sur le site, chacun d’eux générant une appréhension différente : (voir le chapitre 1300-Monuments commémoratifs)

- des monuments commémoratifs, assez nombreux, entre 12 et 20, de différents types

- des vestiges "éléments témoins". Notamment les fortifications subsistantes des points fortifiés allemands (WN73, WN72, WN71, WN70) et les vestiges du port artificiel Mulberry (ponton échoué devant Vierville, épaves émergentes en mer, passerelles flottantes exposées le long de l'avenue de Bedford)

 


Rouge: WN 73, 72, 71
Bleu: ponton américain
Orange: F: Monument National Guard
G: Monument 29th division + plaque 5th Bataillon de Rangers
H: Monument 6th Engineer Special Brigade
M : musée DDAY OMAHA

3 - Les sites architecturaux et archéologiques non protégés au titre des monuments historiques, mais protégés au titre de la loi "Paysage". Ces sites regroupés ici en 9 groupes (9 croquis ci-contre) sont notés en violet sur le zonage du PLU. Il faut y ajouter les itinéraires de randonnées à sauvegarder au même titre :

- L'Ormel (ferme manoir du 16ème siècle), 5 bâtiments anciens et 5 murs
    
- tout le vieux secteur de la route de Grandcamp, autour de la ferme-manoir de Crespigny (16ème siècle, notamment cheminée intérieure et pigeonnier de façade). Rénové en 2010

- L'ensemble du Château de Vierville (17ème siècle, bâti sur des vestiges nombreux du Moyen Age) et du manoir de Than (18ème siècle): le château et de nombreux murs de clôtures.

- Le château de Saint-Sever (18ème siècle)
, nombreux vieux bâtments

- les 2 puits couverts de Vacqueville

- le puits couvert au sud du Vaumicel et le mur d'enceinte Est

- le puits couvert dans le hameau de Guerberue

- Les 3 puits couverts du hameau de Fosses-Taillis

- le puits couvert de la rue du Hamel-au-Prêtre

 


Hamel au Prêtre, 1 puits couvert à sauvegarder au titre de la loi Paysage

(détails) le puits couvert du Hamel aux Prêtres


Fosses-Taillis : 3 puits à sauvegarder au titre des paysages

Itinéraires de randonnées à préserver

En violet, les itinéraires qu'il est prévu au PLU de sauvegarder au titre de la loi Paysage













L'Ormel, ferme-manoir fin du 16ème siècle

La commune de Vierville-sur-Mer dispose de plusieurs fermes-manoirs, typique du Bessin. Ces corps de ferme en pierre sont organisés autour d’une cour carrée fermée par les bâtiments d’exploitations aveugles sur l’extérieur et de hauts murs qui protègent du regard.(voir schéma ci-dessus)

A l'Ormel, 5 bâtiments et 5 murs à sauvegarder au titre des paysages


détails Le vieux manoir de Crespigny restauré en 2007 fait partie du secteur à sauvegarder de le route de Grandcamp (ci-dessous) au titre des paysages



Crespigny, le corps de bâtiment ancien, avec le pigeonnier de façade, avant la rénovation de 2007


(détails) Le château de Vierville

domaines du château de Vierville et du manoir de Than: 1 bâtiment (château) et 5 murs à sauvegarder le long des chemins Chasse au Fresne et Chasse -Bertin, au titre des paysages


Château de Saint Sever

où 8 bâtiments sont à sauvegarder au titre des paysages

Le lieu-dit de "Saint-Sever fait figure d’enceinte impénétrable.
L’ensemble bâti (un corps de ferme au premier abord) est bien inscrit dans le paysage grâce au végétal
(allées, haies, parc, bosquet) qui vient tantôt asseoir les constructions, tantôt cadrer l’ensemble.
On pourra cependant regretter la plantation de conifères qui sont « étrangers » au paysage local.
Depuis les voies de circulation, la présence de la demeure bourgeoise est insoupçonnable. En effet, celle-ci
est « protégée » par le corps de ferme et son parc. La maison d’habitation est orientée SO/NE.
Le parc présente différents éléments paysagers: un étang, des allées (de marronniers notamment), des
bosquets et un jardin à la française mettant en scène la façade Sud de la demeure bourgeoise." (extrait dossier enquête du PLU)

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Vacqueville : 2 puits à sauvegarder, au titre des paysages


Vaumicel: 1 puits et 1 mur à sauvegarder au titre des paysages


Guerberue : 1 puits à sauvegarder au titre des paysages













4 - Le petit patrimoine bâti d’intérêt historique ou paysager mais non prévu sur le PLU comme à sauvegarder au itre de la loi Paysage.

Ce sont des petits éléments dispersés, dont le classement n'a pas été retenu spécifiquement, notamment:


Au château de Vierville (communs):
-
un pigeonnier circulaire
- une sculpture en forme de gargouille
- l'ancienne enceinte Est du château de Vierville, datant du Moyen Age, avec 1 tourelle pointue ruinée en 1944, 1 tourelle basse, une poste d'archers

- une sculpture ancienne sur une pierre de réemploi à Vacqueville

- une sculpture pittoresque (réemploi) sur un restaurant construit vers 1880 (la Pie qui Tette)

- Une vieille ferme aux Isles (ferme Blin en 1940), ci-contre

- Le port ancien: vestiges du 16ème siècle

- occupation âge du bronze: pour mémoire, des trouvailles de vestiges toujours possibles

- occupation néolithique: dans les tourbes, notamment sous la plage, pour mémoire témoins des forêts de cette époque

traces de la tourbe exploitée par le passé, devant la digue de Vierville, un jour où le sable était absent, emporté temporairement par les courants.


L'ancien port creusé au 16ème siècle et abandonné un siècle plus tard, on distingue le bord du quai Nord, fait de pierres taillées bien alignées et posées de niveau


Château de Vierville, un ancien pigeonnier du Moyen Age, intérieur


(détails) Château de Vierville, un petit poste de guet avec 2 archères


(détails)
sur les communs du château de Vierville, une fausse gargouille en pierre sur une grange très ancienne


(détails) L'enceinte Est vue du Nord, au château de Vierville




L'ancienne ferme Blin, route de Formigny, quartier des Isles


Vieille pierre de réemploi sur une cheminée à Vacqueville


Relief sculpté de "La Pie qui Tette"
Le bâtiment est de la fin du 19ème siècle, mais la sculpture est un réemploi d'une oeuvre ancienne











5 - Les espaces boisés remarquables de Vierville, voir page 417

6 - Le patrimoine naturel protégé

Sur l’estran rocheux ainsi que sur la dune et le marais, l’inventaire des ZNIEFF a mis en évidence une grande variété botanique avec la présence d’espèces rares.
Sur le plan ornithologique, les falaises à l’Est et à l’Ouest du site historique constituent un lieu de nidification particulièrement intéressant pour les oiseaux marins et les fourrés accueillent de nombreux passereaux.
Enfin la mosaïque de milieux différents (dune, marais, fourrés, prairies, bois) favorise une grande diversité d’insectes.

Ont été ainsi inclus dans le site classé d’Omaha Beach sur le territoire communal de Vierville-sur-Mer, les 3 zones suivantes:
- une partie de la ZNIEFF 1 « falaises et estrans rocheux du Bessin occidental »
- une partie de la Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux (ZICO)
- une partie de le Zone de Protection Spéciale incluse dans le réseau
Natura 2000

L’inventaire des Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF) a mis en évidence les qualités écologiques du territoire.


Carte des milieux naturels sensibles
Ces protections attestent d’une grande richesse patrimoniale. Aussi, ces secteurs méritent l’appellation d’« espaces remarquables » au sens de la loi « Littoral ».




IV - LES ZONES D'URBANISME REGLEMENTAIRES


1 - Le "grand site classé" d’Omaha Beach

Ce site a été classé 2 fois, une première fois en 1946, au titre de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque. Il portait sur une partie du territoire des 3 communes, dont Vierville-sur-Mer.
Une seconde fois le 23 août 2006, au titre de la même loi du 2 Mai 1930 (article L.341-2 du code de l’Environnement), avec un périmètre précisé et élargi.

Le site intègre maintenant l’espace paysager ouvert de bord de plateau pour rejoindre et longer la limite des zones urbaines du bourg en englobant le haut du vallon de Vierville-sur-Mer jusqu’à la RD 514. Au sud-est du bourg, il reprend la limite de l’espace agricole ouvert et s’appuie sur les limites du bocage jusqu’à l’espace urbain du bourg de Saint-Laurent-sur-Mer qu’il suit en intégrant cependant le fond des parcelles de la rue du Val.

Pour garantir le maintien de la qualité des lieux, les travaux susceptibles de modifier l’aspect des lieux sont soumis à autorisation spéciale et donc l’accord du Ministre compétent après avis de la Commission des Sites
Les travaux normaux d’entretien et d’exploitation qui n’entraînent pas d’altération du site sont autorisés.


le "Grand Site d'Omaha Beach"
(territoire de Vierville-sur-Mer)

Sont interdits de fait :
- la pratique du camping en dehors des terrains autorisés,
- le stationnement des caravanes même pour moins de trois mois, des mobil-homes et l’aménagement de terrains pour recevoir ce type d’hébergement. Toute dérogation à cette interdiction ne peut être accordée que par le ministre compétent après avis de la commission des sites,
- l’affichage et la publicité

2 - Les "espaces remarquables" de Vierville

Les Plans Locaux d'Urbanisme (art L146-6 et R146-6 du Code de l'urbanisme) "préservent les espaces terrestres et marin, sites et paysages remarquables ou caractéristiques du patrimoine naturel et culturel du littoral, et les milieux nécessaires au maintien des équilibres biologiques"
D'autre part sont préservés à ce titre, les parties naturelles des sites inscrits ou classés en application de la loi du 2 mai 1930.

S
ur le territoire communal de Vierville-sur-Mer, les Espaces Remarquables correspondent :
- aux espaces naturels du site d’Omaha Beach, répertorié comme site classé
(au titre de la loi du 2 mai 1930),
- aux falaises et estrans rocheux du Bessin occidental (ZNIEFF de type 1),
- à la zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO), repérée également comme zone de protection spéciale (ZPS) et incluse dans le réseau Natura 2000.

Les espaces occupés par le camping existant ainsi que certains espaces urbanisés du bourg, ne sont pas classés en espaces remarquables, même s'ils font partie du site classé.


Espaces remarquables de Vierville-sur-Mer

3 - Les espaces naturels sensibles de Vierville

En 1977, le Département du Calvados s’est engagé dans une politique en faveur des espaces naturels sensibles de son territoire. La loi ne donnant pas de définition de la notion de sensibilité, le Département du Calvados a ainsi basé sa politique sur des critères écologiques, paysagers et sociaux permettant à une large palette de sites d’être inclus
dans cette politique.
En 2003, 24 périmètres de préemption ont été créés à ce titre, dont un concerne le site d'Omaha Beach.
Le Département y a délégué son droit de préemption sur le site d’Omaha Beach au Conservatoire du Littoral au titre des Espaces Naturels Sensibles.


Le site sensible d'Omaha Beach, tel qu'il semble avoir été défini en 2003

4 - Les espaces proches du rivage à Vierville (application de la loi "littoral")
Dans le PLU, l’extension limitée de l’urbanisation des espaces proches du rivage doit être justifiée et motivée, selon des critères liés à la configuration des lieux et à l’accueil d’activités économiques exigeant la proximité immédiate de l’eau.

Sur le territoire de Vierville-sur-Mer, les critères principaux qui permettent de définir une limite des Espaces Proches du Rivages sont:
- la topographie des lieux et la visibilité sur le littoral.
Le territoire communal se caractérise par l’existence d'un plateau et de falaises, verticales et rectilignes (une trentaine de mètres) en façade Ouest du littoral, une falaise morte, en partie Est du littoral ; ces deux entités étant séparées par un vallon, une dépression littorale correspondant au front de mer et à la plage. La RD 514, située sur le plateau, marque la ligne de crête. Des vues sur le littoral sont possibles depuis cette voie.
- la proximité du littoral (distance kilométrique entre le rivage et l’intérieur),
- l’occupation du sol
L’activité principale du territoire reste l’activité agricole. Ainsi, les parcelles sont essentiellement dédiées à l’agriculture : présence de cultures et de pâtures hormis sur la falaise morte. La culture présente n’est pas spécialement typique de bords de mer.
- l’ambiance littorale (entité paysagère particulière liée à l’occupation du sol, à la végétation, à l’impact du climat visible sur l’aspect de la végétation, à une géologie particulière, …).
On observe peu de haies au nord de la RD 514. On trouve des essences typiques du bord de mer et des champs ouverts aux vastes horizons, tendus vers le ciel et la mer. Les structures végétales y sont rares et seuls deux alignements de pins, sculptés par le vent, marquent le site.



Délimitation des "espaces proches du rivage"

Dans le cadre de l’élaboration du SCOT du Bessin, une limite des "espaces proches du rivage" a été définie et reportée sur la carte des protections du Document d’Orientation Générale du SCOT.
Sur la commune de Vierville-sur-Mer, cette limite des "espaces proches du rivage" s’appuie principalement sur la proximité du littoral et sur la topographie des lieux, c'est-à-dire entre le bord du plateau et les voies RD 514 et Chemin du Hamel au Prêtre.

5 - La bande des 100 mètres à Vierville (application de la loi "littoral")

La bande des 100 mètres à partir du rivage est inconstructible, en dehors des espaces urbanisés.
Une exception est faite seulement s'il s'agit de constructions ou installations nécessaires à des services publics ou à des activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau

Cette bande des 100 mètres figure sur le plan de zonage. Elle est calculée à partir de la limite haute du rivage.Sur ce plan de zonage, seule la partie à l'ouest du vallon est figurée, contrairement au plan ci-joint extrait de l'enquête PLU. Il est probable que c'est le plan de zonage qui sera retenu après l'enquête en cours.


La bande des 100m inconstructible

6 - La zone inconstructible de 100 mètres en arrière de la digue de protection, établie à la suite des tempêtes de 2008 et février 2010 (Xynthia).

La zone interdite de construction débute à l'ouest avec les lots AB301-302 (propriétés Coffignal) et s'étend jusqu'à la limite de Saint-Laurent, sur les zones Ua et Ub du PLU.
Les projeteurs ont dû considérer que les lots plus à l'ouest étaient nettement au dessus du niveau de la marée centennale. Notamment il semble que tout les espaces derrière la digue y sont de fait remblayés.

Les conditions d'application sont en principe: (PLU, réglement de zone Ua et Ub, article U2) "dans le secteur nommé « zone de 100m derrière un ouvrage ou cordon dunaire » seuls les aménagements de l’existant, les extensions mesurées sans augmentation de l’emprise au sol et les annexes sont autorisés sous réserve de ne pas augmenter la capacité d’accueil de personnes face au risque de submersion"
Voir aussi les circulaires applicables, citées au chapitre 10 in fine.


La zone de protection, avec la carte au 1/25000 comme fond de plan.

La zone de protection, avec fond de plan photographique


(détails) plan général
Les plans de cette zone visés dans le PLU (Rapport de Présentation, page 73) Ci-dessous, plan détaillé

(détails)

7 - Les coupures d'urbanisation à Vierville

Le territoire communal de Vierville-sur-Mer présente cinq espaces semi - naturels distincts présentant les caractères d’une « coupure d’urbanisation »
Il s'agit des 5 espaces de coupures suivants (figurés en vert sur le schéma ci-contre):

- entre le front de mer construit et la frange littorale non construite à l’Ouest de la plage, correspondant aux falaises et estrans rocheux du Bessin, en limite communale avec Louvières sur une longueur de 700 mètres,
- dans l’espace agricole situé entre le bourg et le front de mer construit.
- dans espace naturel, matérialisé par des prairies, séparant le bourg de l'église et plus largement des quartiers au sud du bourg, église, Guerberue, Vaumicel, les Isles.
- les espaces agricoles situés à l'ouest du bourg.
- les espaces agricoles situés à l'ouest du bourg.

L’objectif est de réduire l’étalement urbain le long de la RD 514 en privilégiant une urbanisation à l’intérieur et à la frange de l’espace urbain.


Les coupures d'urbanisation
8 - Zonage du Plan d'Occupation des Sols en vigueur depuis 1995
Réglement du POS et liste des servitudes.

9 - Zonage du Plan Local d'Urbanisme
approuvé le 1er septembre 2011

Règlement des zones

 

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